Manifestation le 1er MAI 2014

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Le Premier ministre s’inscrit dans les orientations précédentes et amplifie encore les mesures qui s’opposent à une relance économique et sociale en France. Il confirme et aggrave l’offensive lancée contre le travail.

Dire que le pays ne pourra se redresser qu’en baissant massivement le « Coût du travail » nous précipite un peu plus dans la crise.

Le patronat a été entendu et servi. Le Premier ministre confirme l’austérité salariale dans le public comme dans le privé. Il annonce de façon précise de nouveaux milliards d’euros d’aides aux entreprises, encore une fois sans aucun contrôle ni engagement en termes d’emplois et de salaires.

Le plan d’économie dans les finances publiques est synonyme d’une baisse des capacités publiques d’intervention sociale et économique, et d’une réduction des services publics et de leurs missions.

Le transfert d’une partie des cotisations sociales vers la fiscalité au prétexte d’augmenter le pouvoir d’achat des salariés modestes est un leurre. C’est une baisse supplémentaire de la rémunération du travail. « Zéro charges » pour les salaires payés au Smic, c’est condamner des millions de salariés aux bas salaires.

Le nouveau chef du gouvernement poursuit la fuite en avant en lançant l’offensive en particulier contre la Fonction publique territoriale.

Des coupes supplémentaires de 10 milliards sont annoncées dans les dotations aux collectivités. Ces mesures ont pour objectif fondamental de réduire les dépenses publiques afin de baisser le niveau de la participation des entreprises et du capital au financement de notre modèle social, de ses services publics, de son système de protection sociale.

Manuel Valls reprend ainsi les vieilles recettes austéritaires de ses prédécesseurs Ayrault et Fillon. Déjà utilisées par Margaret Thatcher et plus récemment en Grèce, en Espagne et au Portugal, elles ont fait la preuve de leur inefficacité économique, de leurs effets dévastateurs pour la cohésion sociale et la situation des plus fragiles.


La Fédération CGT des Services publics, l’US CGT PARIS et le Syndicat de Grande Maîtrise Parisienne appellent à investir fortement les prochaines initiatives.
 

Le 1er mai dans les manifestations interprofessionnelles et le 15 mai lors de la journée d’action pour les salaires et l’emploi dans la Fonction publique

 

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Mis en ligne le 14 avril 2014  |  Dernière mise a jour 14 avril 2014