B-A BA des réformes

B-A BA des réformes.

B-A BA des réformes

Après une première vague de réformes en catégorie C et en catégorie B, nous attendions avec impatience celle de la catégorie A, mais elle n’aura visiblement pas lieu… alors qu’une seconde vague de réforme se prépare déjà pour la catégorie C.

Ces réformes successives ont permis à des collègues de catégorie C de faire valoir leur niveau de compétence et de responsabilité, et d’en obtenir la reconnaissance concrète par un passage mérité en catégorie B.

Cependant sans une réforme de la catégorie A, construite en parallèle, pour faire progresser des personnels de catégorie B vers la catégorie A, ces changements entraînent un tassement des personnels dans une catégorie extensible dont les contours deviennent de plus en plus flous. Par ailleurs, cela conduit à des chevauchements aberrants dans la chaîne hiérarchique où se développe un profond malaise.

Que doit-on en conclure ? En premier lieu, cela signifie clairement que la catégorie A reste chasse gardée, comme une forteresse inaccessible. Dans le même temps, cela montre que les statuts évoluent  de façon chaotique en fonction des pressions qui sont exercées, et sans s’inscrire dans un projet d’ensemble cohérent. Pour terminer, cela montre combien nos compétences et notre niveau de responsabilités sont méconnus et ignorés de nos dirigeants.

 

Où en est la maîtrise ?

 Nos nombreux courriers argumentés pour justifier notre demande d’ouverture vers la catégorie A sont restés lettre morte, et  lorsque nous sommes reçus en audience, on nous entend mais on ne nous écoute pas. Dans le meilleur des cas, nous sommes reçus par des interlocuteurs qui se déclarent incompétents pour prendre un quelconque engagement, et qui nous renvoient à une audience ultérieure aux calendes grecques.

Pour ne rien arranger, le cadre d’emploi des CE qui était jusqu’à présent rattaché statutairement à la catégorie A ne l’est plus. En effet, lorsque le dernier statut de CE intégrant les modifications indiciaires a été voté, nous avons constaté que la mention relative à la catégorie A avait été supprimée. Interpellée à ce sujet, la DRH s’est justifiée, en expliquant que cette mention avait été portée par erreur au précédent statut, et qu’en toute logique, elle profitait de cette occasion pour la corriger.

En conséquence, la filière ouvrière est aujourd’hui la seule filière n’offrant aucun débouché en catégorie A. Cette situation inacceptable constitue une véritable discrimination, surtout en regard des missions assurées par la maîtrise.

En effet, outre l’expertise technique et le taux d’encadrement, certains de nos collègues assurent également des fonctions de chef d’établissement. Cette liste non exhaustive de nos fonctions suffit à elle seule à justifier une ouverture vers la catégorie A.

Face à ces aberrations répétées, nous invitons tous nos collègues de catégorie B à s’associer à notre lutte pour faire reconnaître nos qualités professionnelles.

Nous portons la même revendication légitime, et c’est notre union qui nous donnera la force nécessaire pour nous ouvrir ensemble les portes de la catégorie A.

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Mis en ligne le 18 octobre 2013  |  Dernière mise a jour 19 octobre 2013