C’est la rentrée, l’année à venir va être chargée !!!

C’est la rentrée, l’année à venir va être chargée !!!

Que nous disent les chiffres publiés par le mensuel Challenges ; ça va bien merci. En effet, le tableau de bord annuel du magazine qui concerne les 500 plus grandes fortunes en France annonce tout simplement, que le total accumulé par ce demi-millier de richissimes a atteint en 2012 des sommets inconnus depuis la création de ce « classement » en 1996 !

On a de quoi demeurer songeur devant les 330 milliards d’euros de pactole (leur patrimoine y compris les biens professionnels) que se partagent nos 500 heureux élus.

Pour essayer de se représenter ce dont il s’agit (et, franchement, on en a besoin), précisons que ces 330 milliards représentent environ l’équivalent du budget de l’Etat ou encore, 16 % du Produit Intérieur Brut en 2012.

On est encore plus sidérés lorsqu’on apprend que ce montant stratosphérique a augmenté de quelque 25 % de 2011 à 2012…

En tête de cet obscène palmarès, caracole Bernard Ayrault, patron de LVMH (juste devant l’inaltérable Liliane Béthencourt) avec 24,3 milliards d’euros de fortune personnelle.

Une telle somme remet certaines choses en perspective. Par exemple, quand on nous dit qu’une augmentation de 1% de la valeur du point représente un coût insupportable pour les finances du pays, alors que 24 milliards, c’est à peu près 15 % d’augmentation de la valeur du point !

Décidemment oui : une autre répartition des richesses est indispensable et urgente


Catégorie « C » : Très loin des paroles aux actes.

Après des annonces qui se voulaient aller dans le sens d’une prise en compte du réel et d’y répondre (« plus d’un million de fonctionnaires ont aujourd’hui un traitement proche du salaire minimum … » constatait la ministre le 7 février, ajoutant que le gouvernement a décidé « d’avancer rapidement sur ce sujet … »), les choses se compliquent lorsqu’il s’agit d’entrer dans le concret.

Le 23 Juillet après le rejet unanime des organisations syndicales des conditions de reclassement dans une nouvelle grille temporaire proposée pour les personnels de la catégorie C, le gouvernement a indiqué retirer sa proposition et vouloir attribuer au 1er janvier 2014 un nombre de points identique appliqué à toute la grille de la catégorie C.

Aucune précision n’a été donnée sur le nombre de points. Une nouvelle rencontre est prévue fin août/début septembre.

Pour le gouvernement, il s’agit de continuer à tenter de gérer dans un carcan d’austérité toujours plus prégnant, il ne faut donc avoir aucune illusion sur la portée des mesures qui seraient alors annoncées.

D’abord parce que le gouvernement entendait s’en tenir à la seule catégorie C, parallèlement au gel du point d’indice.

Celui-ci devait financer des mesures pour les agents les moins bien rémunérés.


Au total, l’attribution de ces points d’indice est financée par le recul du pouvoir d’achat des autres personnels et des blocages de carrière car pour aggraver encore les choses, les ratios de promotion sont encore à la baisse pour 2013 et 2014.

Ensuite parce que le niveau des mesures proposées, accompagnées de dispositifs de reclassement extrêmement pénalisants, est toujours totalement inacceptable pour l’ensemble des syndicats.

Pour la CGT, le temps des demi-mesures et du dialogue social biaisé est terminé.

C’est refaire l’ensemble de la grille indiciaire de la Fonction publique, toutes catégories confondues, qui est nécessaire, dès cet automne. Ce sont des mesures salariales d’ensemble, pour en finir avec le gel du point d’indice et rattraper les pertes accumulées, qui sont nécessaires.


Elections professionnelles 2014
Quelles sont les dernières informations concernant les élections générales dans la Fonction publique ?

Le calendrier se précise et, suite à un arbitrage du Premier ministre, c’est la première quinzaine de décembre 2014 qui a été arrêtée pour l’organisation des élections professionnelles dans les trois versants. Concrètement, c’est le jeudi 4 décembre qui est actuellement retenu pour le scrutin.

Cette décision est importante car elle conditionne l’ensemble du processus électoral, notamment la date limite du dépôt des candidatures qui devrait être le mardi 21 octobre 2014.

En conséquence, les textes officiels permettant la tenue de ces élections (décrets, arrêtés, circulaires) vont devoir être mis en chantier dès la rentrée prochaine, en concertation avec les organisations syndicales représentatives, pour être publiés, au plus tard le 4 juin 2014. A ce stade, il existe un sujet de dissension majeure avec le ministère de la Fonction publique qui souhaiterait étendre partout la possibilité de vote par internet. Ce dispositif, introduit au ministère de l’éducation nationale en 2011, avait fait reculer la participation de près de 30 points !

Quelle est la nature de ce scrutin et qui seront les électeurs ? 

A la suite des accords de Bercy, la loi de juillet 2010 a revu en profondeur le mode de représentation des personnels. Avec le scrutin de 2014 s’achève la période transitoire ouverte en 2011.

Ce sont donc tous les fonctionnaires et non titulaires de la FPE, la FPT et la FPH, ainsi que les agents de droit public de la Poste, France Télécom, Pôle Emploi et d’autres organismes à caractère administratif, qui sont concernés. Ainsi près de 5,2 millions d’agents vont élire le même jour leurs représentants dans les comités techniques nationaux et locaux mais aussi renouveler l’ensemble des CAP et CCP.

Ce scrutin servira également à composer de nombreuses autres instances comme par exemple les nouveaux CHSCT mais aussi le Conseil Supérieur de la Fonction publique de l’Etat ou le Conseil Commun de la Fonction publique. Il est aussi possible que les élections des représentants des personnels à la CNRACL se tiennent le même jour. Après les élections aux prud’hommes, il s’agira de la plus importante élection professionnelle dans notre pays.


Quelle est l’importance de ce scrutin pour la CGT et comment notre organisation s’y prépare-t-elle ?

Depuis la réforme de 2010 c’est la détention d’un siège dans un comité technique, à un conseil supérieur ou au conseil commun qui détermine les syndicats reconnus représentatifs aux différents niveaux de la Fonction publique. Les organisations représentatives sont les seules désormais 
habilitées à participer à des négociations et, à partir du 1er janvier 2013, un accord devra avoir été approuvé par des syndicats ayant réuni plus de 50 % des suffrages pour être valide.

De plus, c’est l’agrégation des résultats des comités techniques locaux des trois versants, et de ceux des élections d’entreprises pour le secteur privé, qui déterminera la représentativité dans les conseils économique social et environnemental régional.


Ces nouvelles dispositions, qui fondent la représentativité syndicale sur le vote de tous les salariés, donne une importance toute particulière aux élections de décembre 2014. La CGT a mis en place un dispositif de suivi confédéral chargé de coordonner la campagne et de mettre à disposition de toutes les organisations de la CGT un support logistique.

D’ores et déjà le premier enjeu est de présenter partout des listes de candidats. 

Si, avec une audience de 25,4 % au niveau du Conseil Commun, nous sommes aujourd’hui la première force syndicale dans la Fonction publique, pour assurer notre représentativité dans le plus grand nombre de secteurs, il nous faut d’abord donner la possibilité aux électeurs de donner leur voix à la CGT.


Menaces sur les retraites

Sur la question de la retraite, la CGT a fait de nombreuses propositions au gouvernement sur les questions du financement et de la pérennité de notre système de retraite.

Pour exemple quelques éléments que nous portons :

- Plus d’emplois et de salaires pour augmenter les ressources ;
- Une modulation des taux de cotisations « employeurs » avec une majoration pour les entreprises qui privilégient les petits salaires, les contrats précaires…
-  L’égalité salariale femmes hommes
- La mise à contribution des revenus financiers
- Tous les éléments de rémunération (primes des fonctionnaires) soumis à cotisations pour constituer des droits ;
- La validation des années d’étude et des périodes de précarité subie…


Mais, aucune de ces propositions ne figure dans le rapport Moreau. Cela est déplorable et montre à nouveau que le gouvernement n’entend pas la voix des salariés et des fonctionnaires.
Il est plus enclin à écouter le patronat.

Et même si l’argument de l’allongement de la durée de vie se heurte à la réalité, nous nous trouvons face aux mêmes discours et aux mêmes recettes qui aggravent plus la situation qu’ils ne la résolvent. Les Français vivent certes plus longtemps, mais la période de vie en bonne santé est de soixante-deux ans pour un homme, soixante-trois pour une femme. Il n’est donc ni juste ni utile d’allonger la durée de cotisations.

Si la CGT prône le dialogue social parce qu’il est nécessaire pour de réels changements, elle ne se contentera pas de cette parodie de concertation instaurée par l’actuel gouvernement. Parodie car aujourd’hui, ce soi-disant dialogue ne produit pas d’effets. Le gouvernement, plus sensible aux positions du patronat qu’à celles des salariés, mène une politique sur les questions sociales qui nous est défavorable.ET CONVICTION

Il est donc incontournable de créer un processus de mobilisation à partir de nos préoccupations de la manière la plus unitaire possible. Les syndicats doivent assumer leurs responsabilités et se mettre ensemble pour défendre l’emploi, les salaires et les retraites


Comme il y a urgence, la CGT a décidé de différentes actions dès la 1ere semaine de septembre.

Quatre grands meetings nationaux se tiendront avec la présence de Thierry Lepaon. Le 3 septembre à Nantes, le 4 à Montpellier, le 5 à Paris et le 9 à Lyon.

Le 10 septembre, un appel interprofessionnel des syndicats CGT, FO, FSU et Solidaires réunis le 8 juillet, à l’initiative de la CGT, a été lancé.

Comme cette intersyndicale l’écrit :

« Pour changer de cap et faire face à la situation, il faut rompre avec les politiques d’austérité».

Et en effet, des grèves et des manifestations sont nécessaires « pour ne pas laisser les propositions du MEDEF faire la loi et pour imposer d’autres choix au gouvernement ».

Nous devons nous inscrire dans ce processus de mobilisation avec force et conviction. La journée d’action du 10 septembre marque une étape essentielle. De sa réussite résulteront de possibles et essentielles alternatives.

 

Ensemble avec la CGT imposons nos choix 

 

Mis en ligne le 27 août 2013  |  Dernière mise a jour 12 décembre 2013