A la DPE dialogue social rime avec minimal !!!

A la DPE

Dialogue social rime avec minimal !

Comme annoncé, notre syndicat a été reçu en audience le jeudi 20 septembre 2012, pour discuter de la cartographie des postes de maîtrise à la DPE et obtenir la transformation de postes d’AM en postes d’ASE. Cette revendication, justifiée, tant par des évolutions de la charge de travail, que par les compétences requises pour remplir de nouvelles missions n’a été que partiellement considérée.

Reçus par le chef du SRH et le chef de la SMM, nous n’avons pas pu discuter du cas des divisions territoriales, pour lequel le chef du SRH s’est déclaré dans l’incapacité de prendre seul des décisions. Ainsi renvoyés à des négociations ultérieures avec le chef du STPP, nous avons malgré tout fait part de nos propositions, et elles n’ont pas été entendues. A cette occasion, nous avons constaté que le chef du SRH n’avait toujours pas connaissance de notre revendication, pourtant déjà transmise par courrier avant le CTP, et remise en mains propres lors du CTP. Un CTP au cours duquel l’administration a passé, en force et sans concertation, un projet de réorganisation, dont nous avons pointé une fois de plus les incohérences. Incohérences que le SRH prolonge par des propositions de transformations de postes aberrantes en regard des refus qu’il oppose par ailleurs.

Pour ajouter de l’opacité à cet imbroglio, aucun document de travail, ni aucun chiffre ne nous ont été transmis, ni en préparation de cette réunion, ni au cours de cette réunion. Les quelques chiffres avancés en réunion n’étaient pas à jour, empêchant ainsi toute négociation sérieuse. De plus, cette sélection d’informations partielles qui nous empêche d’avoir une vision claire, permet également de masquer des suppressions de postes.

Dans ces conditions quel est l’intérêt d’une telle réunion, sinon de servir de caution ? En sachant que ces négociations devaient aboutir à une proposition à rendre à la DRH pour août 2012, on imagine mal comment des négociations à venir pourraient permettre des évolutions favorables.


Dans ce contexte les négociations qui s’annoncent suite au CTP (réorganisation du CAPP, bourse des mutations, rythmes de travail, rémunération), risquent fort d’aboutir à la même mascarade. En effet, la première réunion sur la bourse des mutations s’est soldée par une véritable régression sur des engagements pourtant affichés par l’administration : la possibilité de continuer à occuper un poste au roulement jusqu’au départ en retraite ne concernerait plus que les collègues à moins de six mois de la retraite, la bourse des mutations s’annoncerait comme un grande partie de chaises musicales dont les perdants seraient contraints à une mobilité forcée…

Le syndicat sert-il uniquement de caution pour passer en force des réorganisations qui se feront dans la douleur et au détriment de nos collègues ?

Nous refusons ouvertement cette orientation, et nous réclamons l’ouverture de vraies négociations ! Si nous ne sommes pas entendus nous nous retournerons vers vous pour décider ensemble des actions qui seront nécessaires. 

 

Mis en ligne le 28 septembre 2012  |  Dernière mise a jour 17 janvier 2014